18 juin 2009
Adieu à Ivan Della Mea
Un grand, un très grand des chants de la lutte des ouvriers italiens vient de disparaître à Milan cette semaine.
Ivan Della Mea etait , avec d'autres comme Fausto Amadei, et Giovanna Marini , porteur des traditions populaires , des traditions de résistance de la chanson italienne.
Avec lui s'envole tout un pan de l'Italie bouillonante de la fin des années 60 (millenovecentosessanta) que j'ai bien connue pour l'avoir fréquentée de près .
Même si aujourd'hui une chanson comme "O cara moglie" (cliquer sur le lien ) peut sembler dépassée, Ivan Della Mea n'a jamais baissé les bras : il a continué jusqu'à son dernier souffle son combat pour la défense des plus démunis.
http://www.youtube.com/watch?v=CyhSwJVkF3U
03 mai 2008
Comment passer l'agrèg en mai 68
L'université de Besançon n'assurait pas les cours d'agrégation d'Italien. Un accord existait avec la fac de Dijon, où je me rendais chaque semaine; en même temps nous avions certains cours par correspondance.
Mais le printemps s'annonçant agité, avec des blocages de salles de cours, nos enseignants imaginèrent de laisser le campus aux "révolutionnaires" et décidèrent de nous faire cours...chez eux, à leur domicile.
N'étant pas briseuse de grève, je cessais de me rendre à Dijon.
Mais bien qu'on ait pu dire que cette année-là on a "donné" les concours, manifester le matin et aller aux épreuves l'après-midi ne m'a pas réussi : je n'ai jamais eu l'agrégation d'italien.
18 avril 2008
La femme en 1960 : sans commentaires....
03 avril 2008
Ce que Mai 68 vous a apporté , mesdames
N'en déplaise à Nicolas Sarkozy, oui Mai 68 a changé une société rabougrie, et a amélioré la situation des femmes ; et pas seulement sur des questions sociétales, comme la sexualité, mais sur des gestes de simple vie quotidienne.
Et même pour les épouses successives de notre Président , qui sans cette révolution, n'auraient toujours pas d'autonomie financière.
Le saviez-vous, mesdames et mesdemoiselles ?
Jusqu'à ces années-là, les femmes étaient considérées comme des" mineures" sous tutelle, même après 21 ans (âge légal de la majorité)
1- Dans la France des années 60, un femme n'avait pas le droit de prendre un travail si son père ou son époux s'y opposait ?
(ce qui n'avait pas empêché que ce soient elles qui fassent tourner le pays durant les 2 grandes guerre!!!)
2- Et si leur "tuteur mâle" leur accordait ce droit, pas question qu'elles puissent gèrer les ressources financières qu'elles en retiraient : aucune banque ne leur ouvrait un compte à leur nom et prénom. Pour les femmes mariées, le compte et le chèquier était toujours au nom et au prénom du conjoint ; les banques vous accordaient seulement d'ajouter Madame devant les nom et prénom du mari.
J'ignore ce qui était prévu pour des femmes célibataires, surtout en cas de disparition de leur père.
22 mars 2008
La "Raclée solennelle de l'Université de Besançon"
Cela a démarré par un
épisode un peu méconnu , mais repéré par
le Canard Enchaîné qui l'avait intitulé: « LA
RACLEE SOLENNELLE DE L'UNIVERSITE DE BESANCON »
A l'automne 1967 (je ne me souviens plus de la date exacte , novembre, sans doute), Alain Peyrefitte, ministre en charge de l'éducation de nos élites, vient assister à une cérémonie unversitaire classique
Un groupe d'étudiants de l'UNEF, quelques enseignants du Snessup décident de manifester leur mécontentement .
Mon conjoint appelé sous les drapeaux, je fis donc mon baptême personnele de manif à cette occasion .
Nous démarrâmes notre protestation à...13 ou... 20 personnes, entre la cour de la Fac de Lettres (lieu où nos autorités endossent leurs toges) et le Théâtre , juste en face,le lieu de la fête.
Affolement dans les hautes sphères : arrivée des forces de l'ordre locales,sous les yeux du doyen Pierre Lévêque, les manifestants sont brutalement repoussés un peu plus loin ; voyant cela, notre brave professeur décide de boycotter la cérémonie.
Colère du représentant de l'Etat, qui demande des renforts aux casernes alentours,jusqu'à Belfort ! les forces locales accusées de laxisme ; mais cela demandait du temps,vu l 'état des routes à l'époque !
Entre temps, la rumeur de la répression « féroce » avait couru dans la bonne et paisible ville de Besançon , et notre groupe aussi s'etait largement étoffé.
Au final, après une longue après-midi d'affrontement, nous avons fait une haie (de bras )d'honneur à la DS gouvernementale dans laquelle, oh surprise, le Ministre ne se trouvait pas ; à moins que par précaution, il se fut caché dans le coffre !




