La storia dell'uomo è piena di mà

Faire de la politique n'est pas un gros mot !

30 janvier 2009

Israel-Palestine : il n'y a pas d'autre solution

Larges extraits de l'article de David Grossmann, traduit par Gérard, de La Paix Maintenant
( Note : depuis la publication, on sait que les canons ne se sont pas complètement tus,
contrairement au début de l'article)

[....]Alors que les canons se sont complètement tus, et qu¹on a découvert l¹étendue
des tueries et des destructions,[....]peut-être, enfin, allons-nous
comprendre combien nos actes dans la région sont fondamentalement et
profondément erronés, et ce depuis la nuit des temps. Combien ils sont
irrationnels, immoraux, peu sages, et par-dessus tout, responsables, à
chaque fois, d¹attiser les flammes qui nous consument.

Bien sûr, les Palestiniens doivent être comptables de leurs crimes et de
leurs fautes. Le contraire reviendrait à de la condescendance, comme s¹ils
n¹étaient pas des adultes responsables de leurs propres décisions et échecs.
Les habitants de Gaza, tout "étranglés" qu¹ils aient été par Israël de
diverses manières, avaient à leur disposition d¹autres façons de protester
et d¹attirer l¹attention sur leur malheur que le tir de milliers de
roquettes contre des civils israéliens innocents.

Nous ne devons pas oublier cela. Nous ne devons pas pardonner aux
Palestiniens ni les traiter avec indulgence, comme s¹il était évident qu¹à
chaque fois qu¹ils se sentent abusés, la violence serait leur seul recours
qu¹ils utiliseraient presque systématiquement.

Mais, même quand les Palestiniens usent de la violence sans discrimination,
qu¹ils utilisent les attentats suicides et les roquettes Qassam, Israël est
plus fort qu¹eux, et cela a un impact énorme sur le niveau de violence dans
ce conflit[....] La confrontation actuelle n¹a en rien  montré que quiconque chez les dirigeants
israéliens ait saisi l¹importance capitale de cet aspect du conflit de
manière pleinement consciente ou responsable.

Après tout, un jour ou l¹autre, il faudra bien panser les plaies que nous
infligeons aujourd¹hui. Comment ce jour arrivera-t-il si nous ne comprenons
pas que notre force militaire ne peut pas être l¹instrument premier qui nous
permettra de nous tracer une voie dans la région ?[....]
Lorsque les politiciens auront fini de clamer leur victoire décisive ;
lorsque nous saurons les véritables résultats de cette opération, ; lorsque
rendrons compte quel point ils ne sont d¹aucune aide pour nous permettre de
mener une vie normale [...] alors peut-être réglerons-nous nos comptes avec ceux qui,
à chaque fois, excitent l¹opinion
israélienne, la plongeant dans une ivresse d¹arrogance et de puissance. Ceux
qui, depuis tant d¹années, nous apprennent à mépriser toute croyance en la
paix et tout espoir de changement dans nos relations avec les Arabes. Ceux
qui nous persuadent que les Arabes ne comprennent que la force, et que c¹est
donc le seul langage qu¹il faut leur parler.

Et, parce que nous leur parlons depuis si longtemps ce langage, et celui-là
seul, nous avons oublié qu¹il en existe d¹autres pour parler à des êtres
humains, même ennemis, même à des ennemis cruels comme le Hamas, des
langages qui sont notre langue maternelle au même titre que les avions et
les chars.

Nous devons parler aux Palestiniens. C¹est la conclusion la plus importante
de cette dernière tuerie. Nous devons aussi parler à ceux qui ne
reconnaissent pas notre droit à exister sur cette terre. Au lieu, en ce
moment, d¹ignorer le Hamas, nous ferions mieux de profiter de la situation
nouvelle en entamant immédiatement un dialogue avec lui, un dialogue qui
nous permettrait de parvenir à un accord avec l¹ensemble du peuple
palestinien. Nous devons leur parler et commencer de reconnaître que la
réalité n¹est pas constituée d¹une unique histoire hermétique que nous,
comme les Palestiniens, nous racontons à nous-mêmes depuis des générations.
La réalité n¹est pas faite seulement de la narration dans laquelle nous
sommes enfermés, une narration faite en grande partie de fantasmes, de
souhaits irréalisables et de cauchemars.

Posté par lilbesac à 08:55 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Commentaires

Poster un commentaire







Rétroliens

URL pour faire un rétrolien vers ce message :
http://www.canalblog.com/cf/fe/tb/?bid=171130&pid=12283254

Liens vers des weblogs qui référencent ce message :